Le marché pharmaceutique en France 2012-2015

Accueil > Santé & Protection sociale >

Contexte de l’étude

Pendant la période 2005-2011 écoulée depuis la dernière réforme de l’assurance-maladie, tous les acteurs ont été sollicités à un degré ou à un autre, mais il est certain que le médicament a apporté une part dans les économies sans commune mesure avec sa part dans l’ONDAM : baisses de prix, génériques, déremboursements, régulation médicalisée ont considérablement freiné la pente du marché remboursable à partir de 2006. En moyenne sur les années 2006 à 2011, le marché remboursable a évolué de 1,4% par an. Ce qui veut dire qu’en termes réels, déduction faite de l’inflation générale, il y a eu une croissance zéro de façon durable. Cette situation est donc sans précédent, et de loin.

Le médicament a donc été fortement régulé, apportant environ un milliard d’euros d’économies par an ces six dernières années selon les calculs dela Directiondela Sécurité Sociale.

Mais les déficits publics sont d’une autre échelle. Malgré différentes réformes, certaines courageuses, la volonté politique a été insuffisante depuis vingt ans pour s’attaquer vraiment au problème de la dette. Concernant spécifiquement les comptes sociaux, la facilité à reporter les déficits surla CADES, c’est-à-dire sur les générations suivantes, est intenable.

Enfin, l’irruption de la crise financière en 2008 et son prolongement en 2011 mettent plusieurs pays dontla Franceau pied du mur. Il est sûr que la contrainte économique va peser – et très fortement – pendant de nombreuses années. Autre certitude : le maintien d’une forte demande de santé portée par des facteurs puissants et durables. Parmi ceux-ci l’augmentation de nombreuses grandes pathologies (incidence + dépistage + prise en charge) fait que l’immense majorité de la croissance des dépenses est expliquée par les ALD, et même la quasi-totalité en ce qui concerne le médicament.

Ce sera donc l’enjeu numéro un de la maîtrise à venir. La suite de la réforme structurelle de l’assurance maladie sera délicate mais elle est très urgente. Elle reste encore à écrire.

Malheureusement, il n’y a pas d’union sacrée politique sur la question. Et le temps perdu ne fait que mettre la barre plus haut. Il faudra beaucoup d’autres progrès dans l’efficience du système et le médicament continuera d’être très sollicité. Nous pensons qu’il faudra réformer à la fois le financement et le système de remboursement.

La solution à l’équation devra aussi préserver l’effet d’entraînement économique du secteur de la santé pour notre pays – et notamment celui de l’industrie du médicament. Elle devra aussi réduire les inégalités et garantir l’accès aux soins.

 

Les points forts de l’étude

Un outil prospectif complet : cette étude aborde de façon construite et systématique tous les facteurs qui vont influencer l’évolution du secteur à court et à moyen terme.

Une étude facile à utiliser : des résultats clairement synthétisés, de nombreux tableaux et graphiques pour appréhender rapidement l’essentiel.

Une analyse chiffrée et argumentée : les prévisions sont décomposées et les raisonnements explicités. Nos lecteurs ont donc une lecture transparente de l’étude, leur permettant d’adapter les résultats de celle-ci à la spécificité de leur entreprise…

… et l’aide de l’équipe du BIPE : l’achat de l’étude inclut l’assistance du BIPE : vous pouvez, autant que vous le souhaitez, avoir des explications, des précisions ou des actualisations sur tous les points traités dans l’étude.


Pour de plus amples informations : Contactez-nous